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fév
04

Nassib LAHOUD

Disparition Les réactions émues se succèdent après le décès, jeudi, de l’ancien ministre et député Nassib Lahoud, voyant en lui « un véritable homme d’État ».

Le défilé de personnalités était quasiment ininterrompu hier au domicile de Nassib Lahoud à Beyrouth, disparu jeudi à 68 ans des suites d’une longue maladie. On comptait, parmi les personnalités venues présenter leurs condoléances à la famille Lahoud, le président de la République Michel Sleiman et son épouse, Wafa’ Sleiman, l’ancien président Amine Gemayel et son épouse Joyce, les anciens présidents Hussein Husseini, Salim Hoss et Fouad Siniora, le vice-président du Parlement Farid Makari, les députés Boutros Harb, Walid Khoury, Samir Jisr, Salim Salhab, Marwan Hamadé, Nehmé Tohmé, Sethrida Geagea, Fouad el-Saad, Tammam Salam, Abdelatif Zein, Nabil de Freige, Robert Ghanem, Mohammad Kabbani, Nadim Gemayel, Bahia Hariri, Dory Chamoun, Michel Pharaon, Nohad Machnouk, Ghazi Youssef, les anciens ministres Jihad Azhour, Sami Haddad, Hagop Demerdjian, Tarek Mitri, Michel Eddé, Nayla Moawad, Raymond Audi, Maurice Sehnaoui, Élias Skaff, Farid Raphaël, ainsi que de nombreux anciens députés et autres personnalités politiques et diplomatiques.

C’est un hommage tout personnel qu’a rendu hier Hussein Husseini, ancien président du Parlement, à celui qui a été son ami. « Avec le départ de Nassib Lahoud, j’ai perdu un ami cher, tout comme le Liban a perdu un homme honnête, posé et équilibré, qui avait un grand sens des responsabilités », a-t-il dit.

Un autre compagnon de longue date de Nassib Lahoud, le député Boutros Harb, n’a pas mâché ses mots quand il a considéré que « chaque fois que l’on perd un être comme Nassib Lahoud, nous avons peur pour l’avenir du Liban et pour le niveau de moralité, de sérieux et de sens des responsabilités qui y règne ». « Le type de personnalité de Nassib Lahoud est en voie d’extinction au Liban, puisque ce pays va à reculons au lieu d’avancer, a-t-il poursuivi. La politique de Nassib Lahoud était celle d’un homme convaincu de la nécessité d’apporter le meilleur de lui-même en vue d’améliorer la situation de son peuple et de protéger la souveraineté de sa nation. » Harb a insisté sur le discours de Lahoud, qui est resté respectueux de tous, loin des insultes et des attaques personnelles, malgré ses prises de position sans compromis.

Pour sa part, la députée Bahia Hariri, bloc du Futur, a estimé qu’« avec la disparition de Nassib Lahoud, le Liban perd un de ses grands hommes ».

Même les politiciens du camp politique opposé à Nassib Lahoud lui ont rendu un vibrant hommage. Le député Anouar el-Khalil, bloc du chef du Parlement Nabih Berry, a salué « un homme au discours calme et positif, dont le Liban a besoin dans son approche des causes nationales ». « Le Liban, dans toute sa diversité politique, a perdu un homme qui a toujours su rester positif dans son approche de la vie publique, même quand il traitait avec un camp opposé au sien », a-t-il dit.

Le député Nehmé Tohmé, du bloc de la Lutte nationale, a vu en Nassib Lahoud « un homme qui avait la stature d’un homme d’État probe ». « Comme nous avons besoin de ses pareils en ces circonstances si graves ! » a-t-il ajouté.

Le député Antoine Zahra, bloc des Forces libanaises (FL), a déploré la disparition d’« un grand homme, l’un de ceux capables de mener le pays vers un État démocratique et transparent ». Pour sa part, le mouvement estudiantin des FL a salué l’honnêteté de Nassib Lahoud « qui a choisi de mettre en suspens ses affaires personnelles au Liban dès qu’il a été élu au Parlement ». Selon les étudiants FL, « Nassib Lahoud a représenté par excellence les ambitions des forces du 14 Mars pour la construction d’un État fort ».

La Ligue maronite a regretté « la disparition d’un véritable homme d’État ». « Il a pratiqué la politique avec transparence et droiture », tout en « restant proche des préoccupations du peuple ». « Le Liban a perdu un de ses piliers, et un de ses symboles nationaux les plus purs », poursuit le communiqué.

Enfin, le mouvement de la Gauche démocratique a déploré « la perte d’un leader politique responsable, qui ressemble au peuple et se soucie de ses préoccupations ».

Les funérailles de l’ancien député et ministre seront célébrées aujourd’hui samedi, à 12h, en la cathédrale Saint-Georges des maronites au centre-ville de Beyrouth.

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